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DIVINE MADNESS // PASSAGE // douBlebACH // HEAVENE AND ERTHE // SACRIFICIUM // IN MY END IS MY BEGINNING // VANITAS VANITATUM //
FLAMMENDE ROSE, ZIERDE DER ERDEN



 

IN MY END IS MY BEGINNING

Lore Binon, soprano
Sofie Vanden Eynde, luth & théorbe
Anthony Romaniuk, piano
Robert Zuidam, compositeur
Anouk Declercq, visuals

Marie Stuart, à la fois figure historique et également pierre angulaire dans l’imagination de nombreux écrivains, musiciens, artistes, de Joseph Brodsky à Thomas Edison, de Giacomo Carissimi à Robert Schumann... Qui était-elle ?
Meurtrière sans scrupules ou pion inerte dans les mains de nobles comploteurs ? Fière héroïne qui marcha la tête haute vers son destin tragique ? Ratée sans honneur qui ne pouvait relever les défis devant lesquels la vie l’avait mise ou prisonnière impuissante de son époque ? Pour les nombreux historiens qui ont essayé de retracer son histoire, la vie turbulente de Marie Stuart reste un défi. Du XVIe siècle à aujourd’hui : sa vie invite à des positionnements forts, entre «pour» et «contre»,
inévitablement teintés de sa propre époque et de ses propres désirs. «Look to your consciences and remember that the theatre of the whole world is wider than the kingdom of England» («Examinez vos consciences et souvenez-vous que le théâtre du monde entier est plus grand que le Royaume d’Angleterre»), dit Marie à ses juges durant le procès où elle vit sa vie jugée. C’est précisément ce qui se passe dans l’art. Dans l’imagination des artistes, l’héritage de Marie peut à chaque instant devenir «autre», leur travail est comme un miroir dans lequel des contours toujours changeants apparaissent : l’ombre multiforme, toujours ambigüe de la vie et de la personnalité de Marie Stuart.
Avec le chant, le luth, le théorbe et l’électronique, Lore Binon et Sofie Vanden Eynde veulent créer une image sonore contemporaine, loin de toute mise en contexte historique, qui porte cette diversité en soi. Les histoires et les nombreuses expressions artistiques autour de la figure de Marie Stuart constituent une source d’inspiration pour l’exploration de la complexité de l’esprit humain et des émotions universelles qu’évoque sa vie. En particulier la passion de Marie qui choisit le grand amour au-delà de la voie toute tracée, sa grande solitude dans les nombreuses années de son incarcération et l’oppression qu’impliquait sa position sociale et historique sont des points de départ importants pour les créateurs.

Pour ce concert théâtral, elles puisent leur matériau d’une part dans la riche tradition musicale dans laquelle Marie passa sa vie – avec de la musique de William Byrd, Claudin de Sermisy, Robert Johnson et Thomas Tallis notamment – et d’autre part dans la musique qui prend Marie pour sujet – comme le poignant Lamento della regina Maria Stuarda du compositeur italien Giacomo Carissmi, le Gedichte der Königin Maria Stuart ou des passages instrumentaux tirés du Maria Stuarda de Gaetano Donizetti. Commande a été faite d’une mise en musique de certains des sonnets que le lauréat du prix Nobel Joseph Brodsky a consacrés à Marie Stuart. Des chansons du film nazi Das Herz der Königin apportent encore leur eau au moulin, ainsi que le court-métrage de Thomas Edison The Execution of Mary Stuart (1895).
Le chant, le luth, le théorbe, le piano et l’électronique tissent de nouveaux liens dans ce projet : une basse continue jouée sur piano préparé, une réduction d’orchestre sur le théorbe, l’électronique comme leitmotiv, la voix comme accompagnement instrumental… Les différentes possibilités qu’offre cet instrumentarium sont l’occasion d’une recherche de sons inattendus. Recital I (for Cathy) de Luciano Berio en sera le fil conducteur. Avec une dramaturgie solide et une mise en scène élaborée, ce projet peut devenir un opéra de chambre à la tension dramatique et musicale forte qui rendra absolument justice au caractère multifacettes de la personnalité de Marie Stuart.

www.lorebinon.com